Incontestablement, les décès survenus récemment en Algérie après la vaccination par le pentavalent de nourrissons effectuée dans des centres de santé ont produit au sein des familles une défiance à l’égard de la vaccination. Le manque de communication des autorités sanitaires au début de cette tragique affaire n’a fait qu’accroître le malaise et la rumeur a fini par ancrer dans les esprits l’idée de la dangerosité des vaccins. Il est indéniable que la pratique de la vaccination réalisée de manière systématique et à la chaîne sur des sujets dont on n’a pas pris soin d’évaluer l’état de santé est condamnable. D’ailleurs, certains établissements scolaires ont compris cette problématique et exigent désormais des parents qu’il renseignent des fiches conçues à cet effet et dont nous reproduisons le fac-similé en bas de page, une attitude responsable à même d’aider le médecin vaccinateur à prendre une décision conforme à l’intérêt de l’enfant. Les explications qui se veulent rassurantes apportées par le professeur Mesbah et Monsieur Bah Keita représentant de l’OMS en Algérie, ne suffisent pas à donner plus de sérénité au débat. En effet, peut-on accorder à l’OMS une confiance aveugle quand on sait que l’industrie pharmacochimique en a pris le contrôle. La référence à l’OMS ne peut constituer à elle seule un gage de sûreté et de confiance, on se souvient tous de la fausse pandémie de H1N1 de 2009 qui a fait gagner des milliards à Big Pharma. Par ailleurs, le ministre de la Santé, Monsieur Boudiaf s’est illustré ces derniers mois par un manque de sérieux extraordinaire dans l’affaire du fameux RHB, un produit censé guérir le diabète et mis au point par un charlatan, présenté comme étant un médecin, chercheur de surcroît, par le ministre lui-même sur un plateau télé. Un scandale inqualifiable qui n’a entraîné aucune conséquence. Nous n’aborderons pas ici, la question, du reste largement développée sur notre site, des dangers liés à certains adjuvants (hydroxyde d’aluminium) et autres conservateurs contenus dans des vaccins (à base de mercure) ; d’où la nécessité d’informer la population sur la composition précise des vaccins mis en circulation — acquis au prix fort — et sur les dangers potentiels auxquels ils exposent.
Alors qu’elle n’a pas débuté dans toutes les écoles de la capitale, l’opération vaccination interrompue dans certains établissements Alors que l’opération a été entamée hier, puis interrompue “par prudence”, a-t-on appris, dans certains établissements scolaires de la capitale, la campagne nationale de vaccination contre la rougeole, la rubéole et le syndrome rubéoleux congénital, lancée en milieu scolaire, n’avait pas encore commencé hier dans toutes les écoles et collèges d’Alger, à l’exemple de ce CEM d’Oued Romane, à El-Achour, a-t-on constaté sur place. Interrogé à ce sujet, le directeur de cet établissement du cycle moyen, M. Zidane, explique cela par l’agenda établi par le médecin en charge de cette opération. “La campagne de vaccination s’étale du 6 au 15 mars 2017. L’équipe de la médecine scolaire devrait être à pied d’œuvre dans notre établissement mardi ou mercredi. Les élèves ont, pour leur part, d’ores et déjà, ramené leurs carnets de vaccination. De même que nous avons aménagé un espace dédié à cette opération”. Interrogé sur les appréhensions exprimées par certains parents d’élèves, M. Zidane se fendra d’un “RAS” (rien à signaler) qui en dit long sur les doutes qui, jusqu’à hier, planaient encore sur cette campagne. Reste à savoir si les assurances données hier par le ministère de la Santé suffiront à dissiper cette méfiance et à faire adhérer les parents d’élèves à cette campagne. M.-C. L. – Liberté Source La campagne nationale a commencé hier – Boycott massif du vaccin R-R La campagne de vaccination contre la rougeole et la rubéole, qui a débuté officiellement hier, a été, pour cette première journée, pour ainsi dire, boycottée par de nombreux parents d’élèves malgré les assurances du ministère de la Santé. En raison de leurs appréhensions, ils ont refusé que leurs enfants soient vaccinés. Du moins en cette première journée. La polémique sur la vaccination contre la rubéole et la rougeole a fini par avoir son effet sur le comportement aussi bien des parents d’élèves que sur celui des chefs de certains établissements scolaires. Hier à Constantine, une forme de boycott, de fait, a été observée contre la campagne de vaccination dans sa première journée. Dans le quartier populaire de Sakiet Sidi Youcef, sur les hauteurs de la ville, point de vaccination des élèves de l’école primaire Lhocine. Tout laisse croire que les responsables de l’établissement ont préféré attendre que la tempête passe avant de lancer le programme. Même chose à l’école primaire Brahim-Bayod au Khroub, deuxième ville de la wilaya de Constantine. Les responsables de l’école située à la cité des 450-Logements ont préféré ne rien entreprendre pour la première journée de la campagne. Les élèves ont été invités, pour ceux qui le désirent, à se faire vacciner aujourd’hui. Même constat à la nouvelle ville Ali-Mendjeli. C’est le cas de l’école Hocine-Boufrioua, à l’UV 17, où il n’y a pas eu vaccination hier. Ici, l’opposition à la campagne de vaccination a été menée par l’association des parents d’élèves. Selon nos sources, seul un établissement, toujours à Ali-Mendjeli, a enregistré des cas de vaccination lors de la journée d’hier. À Aïn Smara, troisième localité de la wilaya de Constantine, aucun cas de vaccination n’a été enregistré hier où les écoliers avaient rapporté aux responsables des écoles le niet de leurs parents.
À Bouira, les parents d’élèves sont plus que sceptiques par rapport au nouveau vaccin contre la rubéole, les oreillons et la rougeole (ROR), dont la campagne de vaccination a été entamée, hier, à l’échelle nationale. Certains parents ont même refusé qu’on fasse à leurs enfants ce vaccin. “Ce n’est pas clair leur histoire d’engagement par écrit. Ce n’est pas un contrat que je signe, mais il y va de la santé et peut-être de la vie de ma fille”, dira Achène, un père de famille originaire de la commune de Lakhdaria. Notre interlocuteur s’est dit dubitatif par rapport à ce vaccin. “S’il est réellement sans danger, pourquoi doit-on signer un engagement ? Cela sous-entend qu’on consent à administrer à nos enfants n’importe quel produit et c’est à nous d’endosser l’entière responsabilité. Je refuse catégoriquement de mettre la santé de ma fille en danger”, a-t-il argumenté. Pour d’autres parents d’élèves, notamment ceux scolarisés à l’école primaire Ibn-Badis relevant de la même commune, il y a “anguille sous roche” à propos de ce vaccin.
“Je me suis présenté ce matin (hier, ndlr) avec mon garçon et je lui ai interdit de se faire vacciner. Personnellement, cette histoire d’accord parental ne m’inspire pas trop confiance. J’attends de voir un peu plus clair”, indiquera Ahmed, père d’un petit écolier. Au niveau du chef-lieu de la wilaya, plus précisément à l’établissement primaire Larbi-Tebessi, nombre de parents d’élèves ont fait état de leur appréhension quant à cette étrange note. “On préfère attendre, et du moment que ce vaccin nécessite notre autorisation, on attend d’en savoir plus sur le sujet. Il y va de la santé de nos enfants, ce n’est pas rien”, souligne-t-ils.
Pour d’autres, en revanche, du moment que le ministère de la Santé s’est désengagé de cette note de la discorde, toute incompréhension est dissipée. À titre indicatif, le ministre de la Santé, Abdelmalek Boudiaf, s’est “lavé les mains” de cet engagement parental, tout en rassurant que ce vaccin ne comporte aucun risque pour les enfants. Oran boude

Les rumeurs sur les risques du vaccin ont apparemment fait leur effet. Le cas de la commune d’Oued Tlélat est révélateur. Au collège nouveau où démarre la campagne, la file des parents qui refusent le vaccin s’allonge devant l’amphithéâtre de l’établissement. “Nous avons déjà vacciné 15 collégiens ce matin, et il n’y a eu aucun problème”, affirme le médecin. Quant aux parents, le refus est catégorique : “Je suis venu refuser le vaccin pour mon enfant. Il y a trop de rumeurs”, confie un père de famille. Le nombre des refus sera record à en croire quelques chefs d’établissement que nous avons sollicités à ce sujet : “Un grand nombre de parents ont exprimé leur refus”, affirme un chef d’établissement. Pourtant, les médecins assurent que les “rumeurs ne sont que des rumeurs. Elles ne sont pas fondées”, car deux heures après la vaccination, ils peuvent repérer toute anomalie. Mais là où le problème se complique, c’est que des professionnels de la santé, de l’éducation nationale et des responsables locaux participent au mouvement du refus de vaccination. “Il aurait fallu d’abord une campagne de sensibilisation avant de lancer la vaccination pour dissiper les doutes”, suggère notre interlocutrice. Elle touchera 156 190 élèves à Tizi Ouzou
Conformément aux directives du ministère de la Santé et de la Réforme hospitalière, la campagne nationale de vaccination contre la rougeole et la rubéole a débuté depuis hier dans la wilaya de Tizi Ouzou et se prolongera donc jusqu’au 15 du mois en cours. Selon le Dr Azzedine Astouati, chef de service de la prévention auprès de la Direction de la santé de la wilaya de Tizi Ouzou, “cette campagne de vaccination a été entamée dans de bonnes conditions puisque dans la wilaya de Tizi Ouzou, les APC, la Direction de l’éducation et les services de la Protection civile ont mis tous les moyens à notre disposition pour assurer le plein succès de cette opération qui touchera pratiquement toutes les écoles primaires et tous les collèges de la wilaya”.